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 Edouard Elias, Logement d’un groupe de combat du 2e REI dans d’anciens bâtiments administratifs, Bambari, 19 août 2014

© Edouard Elias - Paris, musée de l’Armée

La SAMA organise au profits de ses adhérents, à jour de leur cotisation, deux visites privilégiées, guidées par monsier Olivier Renaudeau, conservateur et commissaire de l'exposition temporaire. Sur inscription préalable.

Jeudi 19 octobre et mercredi 22 novembre 2017 : rendez-vous à 14h15 à l'entrée du musée.

 

EXPOSITION MUSEE DE L'ARMEE

 

DU  12 OCTOBRE 2017 AU  28 JANVIER 2018

Du jeudi 12 octobre 2017
au dimanche 28 janvier 2018

Tous les jours de 10h à 17h

Conditions d'accès : 12 €

Si notre vision du soldat est surtout focalisée sur les phases spectaculaires du combat, ce dernier, malgré sa forte intensité, ne représente qu'une part infime du quotidien des combattants qui consacrent l'essentiel de leur temps à s'entrainer, à se déplacer, à installer et à  déplacer leurs positions, à communiquer mais aussi à entretenir leur moral ou à tromper l'ennui.

L'exposition s'ouvre par une spectaculaire galerie chronologique qui présente plus d'une vingtaine de figures de soldats "De la Rome antique à nos jours", vétus, équipés et accompagnés des animaux et des véhicules grâce auxquels ils se déplacent ou transportent leur matériel.

Autant de silhouettes significatives et reconnaissables, autant de jalons dans une histoire marquée par des mutations et des constantes dont la principale est bien le combattant lui-même, son corps et son moral. Suit un parcours thématique qui retrace les différents moments de la journée d’un soldat, en autant de séquences où sont confrontés les objets qui, à différentes époques et dans différentes civilisations, lui permettent de se nourrir, de se mettre à l’abri, de se reposer, de garder le contact avec ses camarades, de se soigner, de « tenir » dans les circonstances difficiles. Vêtements, tentes, gamelles, rations alimentaires, médicaments, outils divers… s’y retrouvent, différents selon les théâtres d’opérations et les climats : milieux urbains, dé- serts, pays tropicaux, zones montagneuses. Tous sont destinés à lui permettre d’accomplir sa mission, de survivre ou de bénéficier d’un relatif confort sur le terrain. Certains permettent d’évoquer la logistique qui accompagne les troupes régulières et les organisations très différentes qui s’affrontent dans les guerres qu’on dit aujourd’hui « asymétriques », ce qui éclaire d’un jour nouveau les conditions dans lesquelles se déroulent les conflits contemporains dont les médias se font l’écho.

Dans la peau d’un soldat […] s’intéresse aussi à la condition universelle du combattant, à ce qui, à travers les objets de son quotidien et sa culture matérielle, donne à voir et à comprendre la nature de son engagement, les tensions extrêmes et les traumatismes auxquels il est exposé, le risque de la blessure et de la mort. Le parcours de visite aborde sa relation avec les institutions qui, avec plus ou moins de sollicitude selon les lieux et les époques, soignent les blessures de son corps et de son âme ou prennent soin de sa dépouille, lui rendent hommage et perpétuent la mémoire de son sacrifice. Il s’achève donc par une évocation de l’activité de l’Institution nationale des Invalides et du rôle de la cour d’honneur de l’Hôtel où se déroulent les cérémonies d’hommage aux soldats tombés lors des opérations extérieures.

(source : site internet musée de l'Armée)