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Amiens apparaît sous le nom de Samarobriva « pont sur la Samara » par les Romains ; elle connaît des envahisseurs successifs (vandales, burgondes, normands, espagnols…).

Le Moyen Âge est une période de forte prospérité par son adhésion à la Hanse londonienne, et par son infrastructure portuaire importante pour l’époque. Son industrie drapière s’illustre par la création d’une couleur bleue, la guède ou waide en picard, pastel exécutée par le broyage d’une plante tinctoriale.

Sa renommée s’étend au 15è par la spécialisation dans la production de serges de laine mêlées de soie, appelées sayettes, ses « velours ».

Le traité de Paix est signé entre la France et la Grande Bretagne dans l’hôtel de ville d’Amiens le 28 mars 1802.

En novembre 1870, lors de la guerre franco-allemande, la ville est occupée par les Prussiens.

La Grande Guerre et la deuxième guerre mondiale vont dévastés la ville qui va connaître des périodes de reconstruction.

Elle compte actuellement environ 135 000 habitants.

Cette première journée à Amiens fut une invitation à la découverte d’une ville qui au-delà de son architecture très souvent récente, nous révèle un patrimoine qui mérite attention : la cathédrale Notre Dame, ses hortillonnages, Jules Vernes, sa gastronomie.

La Cathédrale Notre Dame, représente un des plus vastes édifices gothiques construits et est classée au patrimoine de l’Unesco depuis 1981.

Construite de 1220 à 1288, afin de protéger une relique de la 4e croisade elle peut contenir deux fois Notre Dame de Paris, à plus de 40 m de hauteur et 145 m de long. Son architecture met en valeur sa statuaire intérieure et extérieure.

Cette harmonie s’illustre notamment lors du spectacle « Amiens, la cathédrale en couleurs » qui restitue les couleurs médiévales des portails et de l’ensemble de la façade par un jeu de lumières éblouissant.

Nous avons contemplé ce vaisseau d’ombres, de couleurs, de reliefs, épargné lors de la guerre.

Une autre curiosité qui nous a fait prendre le pouls de la ville : les Hortillonnages (de hortillons, maraîcher en picard). Ces jardins, gagnés sur des marais à l’époque gallo-romaine, entourés d’eau, sur près de 300 hectares, ne sont jamais éloignés de plus de 200 m du centre ville. Une balade parmi ces canaux, dans des barques à fond plat, a été prétexte à la découverte de rieux, parcelles de terres, devenues d’harmonieux jardins entretenus fièrement par les propriétaires ou sources de production agricoles. Quelques cygnes, canards, hérons mais aussi de volumineux saules pleureurs nous ont rappelé la volonté de ses habitants de protéger un écosystème.

Tant à la Cathédrale qu’aux Hortillonnages, nous avons eu le bonheur de rencontrer des guides passionnés et disponibles dont nous gardons un excellent souvenir.

Les gourmets et gourmands ne sont pas restés sur « LE QUAI » et ont ainsi volontiers pris part au déjeuner proposé offrant des mets délicieux. Partage et convivialité étaient à l’honneur.

En fin de journée, nous avons eu l’occasion de visiter la ville d’Albert, ville aux trois clochers (Basilique, Hôtel de Ville et Gare) qui fut au cœur de la bataille de la Somme.

Nous avons pu vérifier, grâce aux explications du Professeur Amat, que la décision d’aménager un bourg, de construire une gare, d’établir de nouveaux plans architecturaux, de tenir compte des reliefs et cours d’eaux, participe également à l’Histoire. Une première approche sur l’impact économique, humain et environnemental a pu être illustrée par l’exemple de cette ville.

SYLVIE TOULON