French Arabic Chinese (Simplified) English German Italian Japanese Portuguese Russian Spanish

L’objectif principal de ce voyage en Franche-Comté était de (re)découvrir une province frontalière de l’Espagne au XVI et XVIIème siècles et de poursuivre le cycle consacré à Vauban.

La visite de Besançon est l’occasion de parcourir des yeux les cours intérieures et escaliers à volée double des hôtels particuliers, ainsi que les jardins intérieurs des maisons bourgeoises. La cathédrale Saint-Jean offre la particularité d’être bâtie selon un plan original, à deux absides opposées et d’abriter une horloge astronomique.

Le riche passé historique de la cité revit au travers notamment d’un de ses plus illustres enfants : Nicolas Perrenot de Granvelle. Ce dernier fût le garde des sceaux de l’empereur Charles Quint et un diplomate à la réputation avérée. Besançon est alors une ville impériale et espagnole depuis le XVI siècle. Elle deviendra définitivement française par le traité de Paix de Nimègue en 1678.

Au hasard d’une rue ou d’une place, les silhouettes, scientifique du marquis Jouffroy d’Abbans, inventeur de la navigation à vapeur, fugitive de Victor Hugo qui est né lorsque « ce siècle avait deux ans », cinématographique des frères Lumières et humoristique de Tristan Bernard apparaissent en filigrane comme les autres témoins de cette fresque bisontine.

L’exposition « Arpenteur du roi, Vauban et Besançon » installée à l’intérieur du palais Granvelle, bel exemple de l’architecture renaissance, souligne le côté intemporel de l’œuvre de Vauban dont certains écrits sur les impôts, la religion et la navigation, sont considérés comme des œuvres visionnaires.

Parmi les différentes pièces exposées, dont certaines ont fait l’objet de prêt de différents musées comme celui du château de Versailles. Une retient plus particulièrement l’attention, il s’agit du petit canon, pur chef d’œuvre artisanal, offert par la ville de Besançon en l’honneur de Louis XIV et qui est habituellement conservé au Musée de l’Armée.

Un diaporama de la ville évoque les différentes évolutions de la cité et les principales périodes glorieuses ou sombres qui l’ont marquée.

Ces locaux abritent également le musée du Temps qui rappelle, entre autre, la tradition horlogère de la région qui après une période de crise semble avoir repris en termes d’emplois un regain d’activité.

La citadelle, stratégiquement positionnée sur un piton rocheux, le mont Saint-Etienne, face à une agression extérieure mais également « intérieure », surplombant de plus de 100 mètres la vieille ville. Construite entre 1668 et 1688, elle s’étend sur 11 hectares. Les tours bastionnées pentagonales à deux niveaux permettent encore de comprendre leur usage passé. Elles sont prolongées à la gorge d’un bâtiment transverse couvert à l’inverse des tours qui ne présentaient de toiture.

Véritable cité dans la cité, la saline de Salins les Bains témoigne d’un passé dont le sel était signe de richesse (l’or blanc) et monnaie d’échange. A l’extérieur, les constructions admirablement conservées à l’exception d’une partie abritant un casino qui, en début d’année, fût victime d’un incendie ; preuve que si le sel conserve l’argent, lui, s’envole en fumée…

A l’issue d’une descente de 46 marches, on accède aux galeries souterraines aux voûtes et arcs de pierre bâtis entre le XIII et XIX siècles. Une roue hydraulique à godets, encore en état de fonctionner, permettait de puiser directement dans la saumure à 246 m de profondeur.