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Char Renault FT 17 musée de l'Armée, photo Florian Cali

Restauration du char Renault FT

Acquis en 1974 par le musée de l'Armée, le char Renault FT a bénéficié, avec le soutien du constructeur de véhicules blindés Arquus, d'une campagne de restauration.

Un nettoyage cryogénique complété par un retrait mécanique et une stabilisation des corrosions ont redonné un nouvel éclat à ce véhicule chenillé. Il est de nouveau exposé à l'hôtel national des Invalides, depuis le 22 juin 2018.

 

L’efficacité des premiers chars français et anglais, utilisés en 1916-1917, se révèle rapidement limitée : ils sont lourds, lents et relativement fragiles. Le général Estienne, père du char français, imagine alors un type de char plus léger et plus maniable, dont il confie l'étude à Louis Renault. Le char Renault FT 17, engagé dès la fin mai 1918, est une grande réussite technique et contribue au succès des offensives du maréchal Foch au second semestre 1918. Il est l’un des outils majeurs de la victoire.

Le char léger Renault FT 17 est souple d'emploi : il gravit des pentes fortes et franchit de larges tranchées. Il doit cette mobilité à ses chenilles propulsives, qui lui permettent d'évoluer sur tous les terrains, et à sa partie arrière amovible - le "ski" - sur laquelle il peut prendre appui et qui lui évite de se retourner. Son blindage varie entre 6 mm d'épaisseur pour le plancher, partie la plus vulnérable, et 22 mm pour la tourelle.
L'ensemble pèse 6, 5 tonnes contre 12 tonnes pour le Schneider et 23, 5 tonnes pour le Saint-Chamond. Il est de plus d'une grande fiabilité technique : le moteur Renault (35 CV), situé à l'arrière, est robuste et performant. Le char FT 17 roule à une vitesse maximum de 8 km/h, suffisante pour précéder l'infanterie dans les tranchées ennemies et éliminer les nids de mitrailleuses résiduels.
Equipé soit d'un canon court de 37 mm semi-automatique, soit d'une mitrailleuse Hotchkiss de 8 mm, le char FT 17, produit à plus de 3 000 exemplaires, constitue le premier véritable char de combat moderne.

(source : musée de l'Armée)