French Arabic Chinese (Simplified) English German Italian Japanese Portuguese Russian Spanish

 

Par le traité de Francfort, le 10 mai 1871, la 3° République céde à l'Allemagne l'Alsace et la Lorraine.

Pour les Allemands, la cession des deux départements alsaciens est une revendication incontournable, l'Alsace étant une ancienne terre du Saint empire germanique conquise deux siècles plus tôt par Louis XIV.

Les Français se voient réclamer aussi Metz et la Lorraine du nord bien que ces terres de culture française n'aient aucun motif d'appartenir à l'Allemagne. Cette revendication territoriale a surgi dès le début de la guerre. Elle a été voulue par le roi Guillaume 1er comme par l'ensemble des officiers et le chef d'état-major von Moltke, comme une juste compensation pour tous les sacrifices de la guerre !

Le chancelier Bismarck, homme d'état avisé, est parfaitement conscient qu'elle empêcherait toute réconciliation entre les deux pays mais lui-même s'est laissé aveugler par sa haine de la France et n'a pas tenté de s'y opposer comme il s'était opposé à toute annexion aux dépens de l'Autriche après la victoire de Sadowa.

Au terme d'épuisantes négociations, Thiers obtient que la place forte de Belfort, qui a résisté au-delà de l'armistice, soit conservée à la France en échange du droit pour les Allemands de défiler à Paris à partir du 1er mars 1871 et jusqu'à la ratification du traité par les élus français.

 

 

 

Alsace et Lorraine Arrgt: C. Marcoux Musique du 43ème R.I. de Lille sous la direction du Lieutenant Philibert Deesse DDLX 10 Face 1 50ème Anniversaire 1914-1918 ...

 

Alsaciens-Lorrains à Paris et en Algérie

Dans les années 1870, la germanisation de l'Alsace et de la Lorraine du nord (aujourd'hui le département de la Moselle) entraîne plusieurs dizaines de milliers d'habitants à quitter leur terre natale pour se réfugier en France. De nombreux Mosellans s'installent dans le département limitrophe de la Meurthe, qui prend alors le nom de Meurthe-et-Moselle.

10.000 à 12.000 Alsaciens-Lorrains sont installés comme colons en Algérie tandis que d'autres refont leur vie à Paris. Les célèbres brasseries alsaciennes qui ceinturent aujourd'hui la capitale perpétuent leur souvenir et leur nom : Lipp, Bofinger, Wepler, Zeyer... Le restaurant où se réunit chaque année l'académie Goncourt a aussi été fondé par un Alsacien, Charles Drouant, en 1880.