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1er bataillon de tirailleurs somalis : L’itinéraire de la gloire

Entre mai 1916 et novembre 1918, le 1er bataillon de tirailleurs somalis, seule unité issue de la Côte française des Somalis, se couvre de gloire et devient l’une des unités de l’armée coloniale française les plus décorées. En juin 1918, au Mont de Choisy, elle brisera l’élan d’une offensive lancée par les Allemands.

Entre mai 1916 et novembre 1918, le 1er bataillon de tirailleurs somalis, seule unité issue de la Côte française des Somalis, se couvre de gloire et devient l’une des unités de l’armée coloniale française les plus décorées. En juin 1918, au Mont de Choisy, elle brisera l’élan d’une offensive lancée par les Allemands.

de tirailleurs somalis : L’itinéraire de la gloire

1er bataillon de tirailleurs somalis : L’itinéraire de la gloire

 
Mise à jour  : 17/08/2018

Entre mai 1916 et novembre 1918, le 1er bataillon de tirailleurs somalis, seule unité issue de la Côte française des Somalis, se couvre de gloire et devient l’une des unités de l’armée coloniale française les plus décorées. En juin 1918, au Mont de Choisy, elle brisera l’élan d’une offensive lancée par les Allemands.

 
 

Du 30 mai au 5 juin 1918, le 1er bataillon de tirailleurs somalis (BTS) s’illustre en brisant l’offensive allemande au Mont de Choisy dans l’Oise. Seule unité indigène originaire de la Côte française des Somalis (CFS)1 au cours de la Grande Guerre, le bataillon va devenir en deux années de campagne, l’une des plus glorieuses unités de l’armée coloniale française. Avant la guerre, aucune unité de tirailleurs somalis n’est créée à Djibouti en raison du mode de vie nomade de la population. Les hommes qui s’engagent sont envoyés à Madagascar, où ils encadrent les tirailleurs malgaches.

En 1915, quand la situation impose l’emploi massif de la ″Force noire″2, un recrutement est donc initié en CFS. Destinés à servir au combat, les tirailleurs, tous volontaires, s’engagent à combattre tout ennemi de la France, y compris les Musulmans de l’empire Ottoman.

Créé en mai 1916 à Majunga (Madagascar), le 1er BTS est constitué principalement d’hommes provenant de la CFS.

Le 20 juillet 1916, les Somalis rejoignent la région de Verdun comme unité d’étapes, en charge de la réfection des routes. Néanmoins, les soldats remplissent leur mission en espérant participer prochainement aux combats. Grâce aux demandes répétées de leur chef, le capitaine Depui, ils obtiennent de combattre en première ligne.

Le 24 octobre 1916, ils prouvent leur valeur en participant avec deux compagnies à la reprise du fort de Douaumont, aux côtés du régiment d’infanterie-chars de marine (RICM) au sein de la 38e division d’infanterie. Les deux compagnies sont citées à l’ordre de l’armée.

De la Malmaison au Mont de Choisy

Après une période d’hivernage dans les camps de Saint-Raphaël, les Somalis retrouvent le RICM et combattent à Hurtebise en avril 1917.

Détaché à la 21e division d’infanterie, le 1er BTS prend part à l’attaque sur le chemin des Dames en mai et reçoit la Croix de guerre avec étoile d’argent pour ses actions d’éclat. Puis le 23 octobre 1917, le bataillon participe à la reprise du fort de la Malmaison en détachant ses compagnies dans les bataillons du RICM. Pour cela, il est cité à l’ordre de l’armée. Le BTS s’y illustre à nouveau durant la troisième bataille de l’Aisne, au Mont de Choisy. Ayant fait la preuve de sa valeur, il est employé pour la première fois en bataillon constitué aux ordres de son chef. Les tirailleurs somalis y subissent de plein fouet l’offensive surprise des Allemands, le 27 juin. Mais alors qu’ils défendent pour la première fois le Mont de Choisy, les Somalis réussissent à conserver leurs positions pendant cinq jours et briser l’élan allemand.

Les Somalis vont ensuite combattre, en juillet, dans la région de Longpont. Affectés à la 2e division marocaine avec le RICM, ils se distinguent à Baily-le-camp, Ourscamp et Sempigny durant la bataille de l’Ailette puis le bataillon participe au dégagement du sud de Noyon jusqu’au 4 septembre. Il termine la guerre en Alsace dans les secteurs de Bellersdorff et de Fullern. Au retour à Djibouti, il est réduit à deux compagnies, envoyées rapidement à Madagascar où elles s’éteignent avec le temps.

Tout au long de la guerre, l’excellent comportement au combat de ses hommes a fait du bataillon somali l’une des unités de la coloniale les plus décorées. Individuellement, les tirailleurs ont été récompensés par plus de mille citations et bien d’autres récompenses. Le journal de marche de l’unité, citant nommément les actions de nombreux tirailleurs, est un fait rare démontrant le lien qui unissait les cadres européens et les tirailleurs somalis du bataillon. Le 9 juillet 1961, un monument ″Aux Somalis morts pour la France″ est inauguré près du Mont de Choisy. Aujourd’hui, le 5e RIAOM garde les traditions du bataillon somali.

(source : site internet Armée de Terre)