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En ce vendredi 6 juin 1913, le musée de l'Armée, dans le cadre des 4° Audition musicale des vieux airs militaires français, propose un concert interprété par les musiques des 31° et 46° Régiments d'Infanterie et les Trompettes et Batterie de la Garde Républicaine.

Le 46° RI (de la Tour d'Auvergne) est stationné à Fontainebleau et à la caserne de Reuilly à Paris, tandis que le 31° RI a deux de ses bataillons (le 2° et 3°) à Paris.

Photographie de la musique du 31° RI prise par Laurent Pensa en 1915

(site internet : la musique du 31° RI)

Un programme où les chants patriotiques partageaient la vedette avec des chansons plus frivoles dont rafolait le public parisien et qui était l'occasion de voir cohabiter toutes les couches sociales de la population.

- Compère Guilleri

Le futur roi Louis XIII, enfant, désignait ainsi son "petit oiseau", affirmant même qu'il y avait "un os dedans". La "guillery" du petit roi peut nous... aiguiller vers des allusions nettement plus gaillardes, et des double-sens coquins comme il en abonde dans les chansons apparemment les plus innocentes du répertoire folklorique. On est loin de la comptine pour enfants...

Voici les paroles du dernier complet, la chanson en comportant neuf :

" Pour remercier ces dames

Guilleri les embrassit,

Carabi ;

Ca prouv' que par les femmes,

L'homme est toujours guéri,

Carabi

Toto carabo,

Marchand d'carabas.

Compère Guilleri,

Te lairas-tu (ter) mourri ? "

 

- La chanson de Roland

Un chant qui s'inspire de la Chanson de Roland qui est poème épique et une chanson de geste du XIe siècle. Sans en avoir le souffle, il en reprend les thèmes : honneur et gloire mis au service, non plus d'un empereur mais de la Patrie (républicaine).

Les paroles du refrain sont :

" Soldats français, chantons Rolland

L'honneur de la Chevalerie,

Et répétons, en combattant

Ces mots sacrés : Gloire et Patrie ! "

- La Parisienne

C'est une célèbre chanson de Casimir Delavigne.

Elle fut composée en 1830 juste après la Révolution de Juillet et en hommage à celle-ci.

Elle se chante sur l'air d'une marche militaire allemande Ein Schifflein Sah Ich Fahren harmonisé par Auber.

Après avoir connu un grand succès, jusqu'à devenir l'hymne national de la France durant le règne de Louis-Philippe Ier, La Parisienne est à présent oubliée par le grand public.

les paroles du premier des 7 couplets sont :

" Peuple français, peuple de braves,

La liberté rouvre ses bras.

On disait : Soyez esclaves ;

Nous avons dit : Soyons soldats.

Soudain Paris dans sa mémoire

A retrouvé son chant de gloire :

En avant ! marchons contre les canons ;

A travers le fer, le feu des bataillons

Courons à la victoire (bis). "

 

 

- T'en souviens-tu  est une des plus fameuses chansons du goguettier Émile Debraux, chantée sur un air de Joseph-Denis Doche, datant de 1817.

Elle évoque de façon poignante les souvenirs, en six complets, d'un ancien officier de la Grande Armée qui rencontre un vétéran, simple soldat qui mendie son pain et qui jadis lui a sauvé la vie au combat.

L'allusion à la mendicité fait aussi référence ici à ce que les anciens grognard obtinrent après la fin du Premier Empire l'autorisation de mendier si besoin est pour subvenir à leurs besoins, la mendicité étant sinon à l'époque un délit réprimé.

Cette chanson est parfois citée sous le nom de T'en souviens-tu ? ou Souvenir d'un vieux militaire.

" Te souviens-tu ? disait un capitaine

Au vétéran qui mendiait son pain

Te souviens-tu qu'autrefois dans la plaine,

Tu détournas un sabre de mon sein ?

Sous les drapeaux d'une mère chérie,

Tous les deux, jadis, nous avons combattu :

Je m'en souviens, car je te dois la vie (bis)

Mais toi soldat, dis-moi ; t'en souviens tu ? (bis) "

- Bon voyage, cher Dumollet est tiré d'un vaudeville de Marc-Antoine et de Madeleine Désaugiers datant de 1811 et dont le refrain est :

 " Bon voyage, cher Dumollet,

A Saint-Malo débarquez sans naufrage

Bon voyage, cher Dumollet,

Et revenez si la pays vous plait."

 

- Le départ du Guernadier

Cette romance sentimentale est tirée de la comédie en un acte, mêlée de couplets, « Les cuisinières » de MM BRAZIER et DUMERSAN sur une musique de Henri BLANCHARD et qui fut créee le 14 avril 1823 au Théâtre des Variétès de Paris.